1989-2009 : L’EUROPE DU CONTRE-SENS L’effondrement du système soviétique et la chute du mur de Berlin fondèrent t-ils l’Union Européenne, quatre ans avant le traité de Maastricht ? On ne cesse et on ne cessera de nous le répéter à l’occasion du vingtième anniversaire. A coup sûr, l’écroulement à l’Est démontra la puissance de l’économie de marché et de la liberté comme principe social face au totalitarisme, qui n’eut plus comme ressource qu’un véritable sabordage. Voulant lâcher du lest pour sauver l’essentiel au cœur de l’empire russe, Michaïl Gorbatchov fit de l’Europe une monnaie d’échange avec l’Ouest. Mais l’ouverture progressive projetée par ses alliés réformateurs se transforma instantanément en débâcle, qui devait tout emporter. On a pu dire que sans l’initiative gorbatchévienne, rien n’eut été possible, que le changement au sommet fut la clef de la formidable révolution pacifique qui mit fin à la guerre froide. Et sans doute, sans la levée de l’hypothèque militaire et […]
C'est, forcément, celle du plus fort. C'est, forcément, celle du plus primaire. C'est, forcément, celle qui pue la haine. On se souvient de ces manifestations anti CPE où certains s'en prenaient avec délectation aux jeunes trop "blancs", trop cultivés, trop bien habillés, trop gâtés par la vie, fussent-ils fils de chômeurs ou de Rmistes… Qui s'en est inquiété ? En tout cas pas les politiques, qui ont laissé la situation se dégrader. En France, mais aussi en Europe. C'est sans doute pourquoi les incidents se multiplient. Si tant est que l'on puisse encore parler d'incidents. La Techno-parade de samedi dernier interrompue deux heures plus tôt que prévu parce que 400 jeunes ont fait irruption pour frapper, voler, injurier… c'est un incident ? Il paraît, puisque les échos médiatiques ont été quasi inexistants. La foire de Lille envahie par une cinquantaine de jeunes volant à tout de bras et déclenchant des bagarres… c'est un incident ? Il paraît, puisque les échos médiatiques ont été […]
On se souvient de la video qui circule sur Internet à laquelle j'ai consacré un post la semaine dernière. Les auteurs prétendaient que l'insécurité y était une invention de la droite, brandie pour détourner des vrais problèmes. Les faits, hélas, prouvent au contraire que de plus en plus souvent le quotidien des Français est assombri par le stress des incivilités et la peur de l'agression. Je dînais hier soir avec des amis habitant depuis longtemps dans la petite ville de province, tranquille jusqu'à présent, où je viens de m'installer, et j'ai eu la surprise d'entendre l'une des convives, femme dynamique, qui n'a pas froid aux yeux, femme de gauche au demeurant, par héritage familial et conviction, dire qu'elle n'irait plus au centre ville les mercredis et samedis après-midi à cause des bandes d'adolescents agressifs qui tiennent le trottoir, obligent les autres passants à marcher sur la route et les effleurent de leurs crachats... Elle ajouta que la tentation était forte de ruer […]
Frédéric Lordon, conteur de l’anarchie financière Avec « L’implosion » de Paul Jorion pour expliquer les subprimes, « Jusqu’à quand ? » est sans doute le deuxième ouvrage de référence pour mieux comprendre la crise financière. Un livre indispensable. Le must pour comprendre la crise financière Autant Paul Jorion maîtrise comme personne les arcanes du marché des subprimes, autant Frédéric Lordon a un don particulier pour expliquer la crise financière de A jusqu’à Z de manière extrêmement pédagogique en aidant à comprendre des notions souvent survolées ailleurs. Je comprends désormais mieux pourquoi RST s’est fait le défenseur de cet économiste de talent qui rend les ténèbres financières lumineuses. Pourtant, ce livre a été achevé en septembre 2008, soit avant le déclenchement de la phase probablement la plus critique de cette crise financière. Néanmoins, cela ne disqualifie en aucun cas ce livre dans la mesure où Frédéric Lordon n’a pas pour objectif de faire un compte-rendu de la […]
Dette, déficits : cessons le catastrophisme ! Avec l’envolée des déficits, d’innombrables interventions se font jour pour dénoncer la dette, les déficits et l’irresponsabilité de nos politiques qui font porter un fardeau financier sur les futures générations. Un procès beaucoup trop catastrophiste. Catastrophisme n’est pas vertu Cette remise au point ne signifie pas qu’il ne faille pas prêter attention aux déficits publics, ni même aux dépenses publiques. La dépense de l’argent de la collectivité doit savoir être faite avec parcimonie et en se posant à chaque fois la question de l’intérêt de son emploi. En outre, il faudra un jour être capable de sortir du cycle infernal des déficits quand la croissance sera revenue, ne serait-ce que pour donner des marges de manœuvre à l’Etat. Aujourd’hui, de nombreux journalistes et politiques dénoncent avec vigueur l’envolée des déficits en France (autour de 7% du PIB). Cependant, leur croisade du moment n’est souvent que pure posture puisque […]
Nicolas dupont-Aignan était en Duplex de sa permanence de Yerres(91) à 28 km de Paris pour l'émission mots croisés face aux candidats de l'UMP du PS des Verts (Europe Écologie) et du Modem NDA face au PS à l'UMP au Modem et aux Verts envoyé par dlrtv - L'info video en direct.
On a le droit de soutenir l'actuelle Union Européenne. On a le droit de la critiquer et de vouloir une autre Europe. Mais on n'a pas le droit de dire vouloir changer d'Europe lorsqu'on est à l'origine de cette Europe-là ! Sauf à reconaître publiquement ses erreurs. Or, entre le dernier discours de Nicolas Sarkozy sur l'Europe et la polémique PS-MoDem après la diffusion du petit clip du premier sur le second (voir ci-dessous), on assiste à un véritable bal des hypocrites. Quelques rappels : - la mise en concurrence des systèmes fiscaux et sociaux des États (Acte Unique Européen) a été votée en 1986 par 100% du groupe socialiste, 100% du groupe UDF et 94,3% du groupe RPR. C'était peut-être une bonne chose, mais que les héritiers de ces partis assument leur choix passé ! - l'indépendance de la Banque centrale européenne (traité de Maastricht) a été votée en 1992 par 97% du groupe socialiste, 91,5% des groupes UDF et 54% du groupe RPR. C'était peut-être une bonne chose, mais que les […]
La semaine dernière, le parti socialiste a lancé sa campagne pour les élections européennes. L’occasion pour Martine Aubry de plaider pour une « autre Europe », une « Europe un peu (sic) moins sauvage » et de demander aux Français de les aider pour décrocher une majorité au parlement européen en juin. Une hypocrisie politique Le Parti Socialiste a trouvé son credo : dénoncer l’Europe libérale du PPE, le Parti Populaire Européen, et rejeter sur la droite la responsabilité de la crise économique. Mais cette grosse ficelle est bien abusive. Il faut savoir que depuis trente ans, le PSE et le PPE dirigent ensemble le parlement européen puisque les deux principaux groupes parlementaires se partagent la présidence du Parlement deux ans et demi chacun, préférant leur monopole à une « concurrence libre et non faussée ». Mieux, le Parti Socialiste affirme qu’il faut voter pour lui afin de remplacer l’actuel président de la Commission Européenne, Juan Manuel Barroso, alors que les deux […]
L'enfumage et le mensonge sont des vices qui gangrènent très largement la sphère politique française. Si nous les dénonçons avec tant de force, c'est parce que nous croyons qu'ils sont au fondement de tous les maux que nous connaissons. Tant qu'on continuera de vivre et de voter selon des clivages virtuels, éculés, entretenus par les partis qui en profitent, il ne sera pas possible d'avancer sur les sujets importants. Il ne sera pas possible de sortir de la spirale infernale de l'échec et de la déception perpétuelle. Tant que les Français ne seront pas totalement éclairés sur la réalité des clivages dans leur pays, tant qu'on continuera de leur faire croire à grands renforts de médias que la gauche et la droite sont deux camps opposés, ils ne pourront pas librement, en conscience, se déterminer sur les enjeux majeurs que sont l'Europe, le libre-échange, le libéralisme, l'euro, etc. Il est donc nécessaire, chaque fois que cela se produit, de démasquer l'enfumage, et de rétablir la […]
Par Nicolas Dupont-Aignan le vendredi, avril 17 2009, 16:36 - blog de NDA J’étais ce matin à Florange sur le site sidérurgique d’Arcelor/Mittal qui vient de décider de fermer pour une période indéterminée les hauts-fourneaux. J’ai pu rencontrer les représentants syndicaux qui, comme tous les salariés, sont inquiets. Cette fermeture est-elle temporaire comme veut le faire croire le groupe, où s’agit-il de la liquidation après Gandrange d’un fleuron de la sidérurgie française ? Après les promesses non tenues du Président de la République qui était venu, souvenons nous en, sur place dire aux ouvriers « comme voyage de noces on fait mieux, je suis là car je ne vous oublierai jamais », on comprend leur écœurement. Toute parole publique est décrédibilisée car même le chef de l’Etat s’est révélé impuissant face au roi de l’acier Mr Mittal. Quand on étudie le dossier, on est d’autant plus scandalisé que la filière sidérurgique de Lorraine est l’une des plus performante au monde pour les […]
Elle s’en occupe déjà à la Famille. Elle veut aussi s’en occuper à l’Education Nationale. par David Desgouilles La rumeur enfle. Ce n’est même plus une rumeur car l’intéressée confirme. Nadine Morano souhaite devenir ministre de l’Education Nationale et de la Famille. Elle a même rédigé une lettre de motivation – pardon, une note – au président de la République dans cet objectif. Certains, sans pitié, la surnomment “la poissonnière”. J’ai voulu vérifier et je suis allé acheter du poisson. Rien n’était plus faux que cette assertion. J’ai en effet eu un très bon contact avec la poissonnière, laquelle m’a vendu une marchandise de très bonne qualité, bien qu’enveloppée dans L’Est républicain. Rien de commun avec Madame Morano, sorte de Fréderic Lefebvre en fille. Elle joue à la “femme de droite sans complexe” ; elle prépare un statut du beau-parent, prélude à l’autorisation de l’adoption pour les couples homosexuels, que ne renierait pas la gauche caviar. Elle nous fait croire qu’elle […]
On le sait, le pouvoir isole. Même les plus grands n'ont pu échapper à cette réalité consubstantielle à l'exercice de la fonction suprême. Mais chez Nicolas Sarkozy, les événements des derniers jours nous montrent que nous sommes désormais un cran plus loin. Le président n'est pas simplement isolé. Il est sans peuple. Au point qu'on peut remarquer qu'il est le premier "président virtuel", président qui agit en circuit fermé, sans le peuple, sans le voir, sans lui demander son avis, sans écouter ce qu'il dit, sans se soucier des conséquences sur lui de ses décisions. Le récent déplacement du chef de l'Etat à Châtellerault a permis de se rendre compte physiquement de cette présidence virtuelle. Nicolas Sarkozy circulait dans une ville littéralement déserte, vidée de ses habitants, dont le peuple avait été remplacé par des militants UMP amenés en car dans une salle de réunion. Châtellerault ressemblait ce jour-là aux villes de banlieue américaines désaffectées dans lesquelles l'armée […]
Par Hakim Arabdiou Mardi 31 mars 2009 article publié dans la lettre 612 gaucherepublicaine.org Par Malka Marcovich éd. Jacob-Duvernet, Paris, 2008 Malka Marcovich révèle, dans son livre, « les Nations désunies : comment l’ONU enterre les droits de l’homme », la multiplication des attaques de la part des régimes répressifs contre les valeurs humaines universelles et les droits des femmes, véhiculés par l’O. N. U ; ceci aux noms de la « diversité culturelle » et du relativisme culturel, ainsi que du respect des religions, de la lutte contre l’« islamophobie », etc. Selon l’auteur, ces attaques sont menées principalement par les pays de l’Organisation de la conférence islamique (O.C.I), menés par l’Iran, le Pakistan, l’Arabie saoudite, la Libye, avec l’appui de la Chine, de la Russie, de Cuba, du Venezuela, et parfois la complicité active ou passive de pays occidentaux, tels que la Grande-Bretagne, la France, la Suisse… Comment peut-il en être autrement, lorsque le nouveau Conseil […]
Par-delà le courage du MRC qui a refusé une alliance "contre-nature" avec le Front de Gauche (PG, PC, GU), il est temps de faire le point sur les espoirs qui avaient été suscités par Mélenchon et son jeune parti, le Parti de Gauche. Nous avions écrit, ici et là, que si nous saluions Mélenchon le républicain qui s'était courageusement battu en 2005 pour le non au referendum sur le T.C.E. ou le laïque qui s'était battu pour le respect de la loi de 1905, nous étions inquiets et de le voir très pusillanime (et c'est un euphémisme) sur l'islam et de ses appels du pied vers l'extrême gauche ; sa signature de l'appel de Politis (aux côtés de l'extrême gauche et des Indigènes de la République) notamment nous faisaient craindre une dérive... fort peu réjouissante. C.Q.F.D. L'échec des négociations avec le MRC a montré les limites de ces politiques qui se prétendent républicains "de gauche" ; le Front de gauche a complètement renoncé aux idéaux républicains, accordant à l'extrême […]
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